expression de vie

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Racines et lieux de vie.

1) Mes origines.

 

- Côté paternel

 

Le Quercy, en occitan Carcin (karˈsi, kɔrˈʃi), est une ancienne province de France dont l'étendue correspond à l'aire d'influence du diocèse de Cahors perpétuant l'antique cité des Cadurques, Divona Cadurcorum. Le Quercy s'étend sur les plateaux jurassiques des causses et les vallées, dans l'actuel département du Lot, la moitié nord du département de Tarn-et-Garonne animé par Montauban, quelques communes de la Dordogne, de la Corrèze et de l'Aveyron.

(Source Wikipédia)  

 

 

 

 

- Côté maternel

 

L'Auvergne est d'une part une ancienne province de France et d'autre part une région administrative située dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Clermont-Ferrand est le chef-lieu de la région administrative et la capitale de l'ancienne province. Les langues régionales sont l’occitan (Auvergnat, Haut-languedocien, Vivaro-alpin) et le bourbonnais (langue d'oïl).

 

La région administrative regroupe actuellement quatre départements : l'Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.

 

On distinguait autrefois les pays de Basse et de Haute-Auvergne. Le département de l'Allier correspond approximativement au Bourbonnais. Le Velay, autrefois rattaché à l'ancienne province du Languedoc, occupe les deux tiers est de la Haute-Loire.

(Source Wikipédia) 

 

 

 

- Répercussion dans ma vie

 

Concrètement concernant mon vécu, tout particulièrement la période de ma petite enfance puis de mon enfance, cela se traduira par deux endroits précis situés dans deux départements : le Lot avec le village d'Espédaillac et l'Auvergne avec celui d'Auzat-sur-Allier.

En y ajoutant deux autres sites, Paris ma ville natale où j'ai vécu jusqu'à l'âge de 9 ans, puis Chelles, la ville du "déracinement » qui vit mon "arrivée en banlieue", ces endroits forts différents constituent "les décors indissociables" de mon enfance ayant, par leurs ambiances respectives, considérablement contribués à l'élaboration de ma "personnalité" d'adulte.

 

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Quercy - Lot - Espédaillac - Sullé

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Sullé (1959)

 

Espédaillac village de mes ancêtres.

Mon grand-père paternel Hubert y est né. Ma grand-mère Louise, est née à Médignac dans l'Aveyron.

 

Le Causse de Gramat avec ses "rocailles", a d'ailleurs donné naissance à notre nom de famille.

 

J'y passais toutes mes vacances "grandes et petites". 

 

Leurs voisins possèdent une ferme où je me rendais chaque jour pour jouer avec un de leur fils Bernard qui était comme un frère pour moi.

 

Vint leur "petit dernier" Pierrot qui nous suivait partout avec sa bonne-humeur et son caractère bien trempé.

 

Il y avait également Jean-Claude l'aîné, "trop grand" pour se mêler de nos jeux, je regardais ce solide gaillard avec respect.

 

Le "must" était, dès mon petit déjeuné avalé, de guetter le bruit de moteur du tracteur qui démarrait. Avec l'accord de ma grand-mère je filais telle une flèche pour m'installer sur l'un des sièges disposés de part et d'autre de ce dernier. Bernard était, bien entendu, déjà assis sur l'autre. Jean, le père, semblait heureux de nous emmener aux champs avec lui.

 

Je garde un excellent souvenir de cet homme, de son épouse Margueritte, de cette belle famille.

 

 

La Maison Familiale, la Devise

 

 

 

               1992                           1948

 

Devise rédigée en vieux français se trouvant gravée sur la pierre qui surplombe l'entrée de notre ex-maison familiale.

Elle semble en rapport avec les guerres de religions sévissant à l'époque en cette région du Quercy.

Elle indiquerait un interdit destiné aux protestants attestant ainsi l'orientation catholique des habitants des lieux, (allant en ce sens, j'ai entendu dire que des têtes d'anges sculptées se trouvant au pied de la cheminée avaient été brisées).

 

Cet ouvrage fait partie, avec l'énorme cheminée en question constituée de blocs de pierres massifs, et l'entourage en pierres sculptées des fenêtres, d'une sorte de mystère.

 

 

D'où proviennent ces éléments ?

 

Faisaient-ils partie intégrante de cette maison ?

 

Ont-ils été importés ?

 

Si oui de quel lieu ?

 

Deux possibilités en ce cas, du château d'Assier dont les pierres ont été en grande partie récupérées pour construire des maisons (ce qui en reste est aujourd'hui classé).

 

 

Plus vraisemblablement du château d'Espédaillac, disparu entièrement de nos jours, la maison ayant d'ailleurs certainement fait partie de ses dépendances.

 

On retrouve, semble-t-il, dans d'autres habitations du village, des traces de cet édifice.

 

Ce château était, selon les dires, situé au fond du champ de mes grands-parents sur une partie de l'emplacement de l'actuel cimetière.

 

2015 de nouvelles informations : en fait il reste une partie de cet édifice derrière l'église, on peut y voir la trace des anciennes fenêtres immenses en comparaison de celles toutes petites qui les ont remplacé. Des pans de murs donnent preuves que le bâtiment se poursuivait en d'autres directions.

Espédaillac Château 05.JPG

 

Je dois avouer avoir éprouvé un pincement au cœur et ressenti comme "une trahison" lors de la vente, décidée par mon père et son frère, de ce bien ancestral au profit de personnes étrangères à la famille, au village.

 

J'ai alors pensé à mon grand-père qui semblait tellement tenir à ce lieu, à cette demeure.

 

Pour preuve, il avait cédé une partie de son champ à la commune qui devait agrandir le cimetière, afin qu'il puisse, avec son épouse et désormais l'un de ses fils, reposer sur sa terre.

 

 

Un artiste dans la famille

 

Je vous présente mon oncle Fernand.

 

Enfant, combien d'images ai-je de lui un fusain à la main, un quelconque support devant lui, perché sur un mur de pierres sèches du Quercy, entrain d'esquisser un dessin.

  

 https://static.blog4ever.com/2009/08/345452/artfichier_345452_593510_201203024823800.jpg

 

 

Cliquez sur les textes ci-dessous pour les agrandir.

 

 

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Auvergne - Auzat-sur-Allier - La Combelle

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Auzat-sur-Allier est le village natal de ma grand-mère maternelle, Blanche. La Combelle celui de mon grand-père maternel, Raymond.

 

Deux villages proches, qui aujourd'hui réunis, n'en forme plus qu'un seul sous le nom d'Auzat-la-Combelle.

 

 

Je conserve beaucoup de souvenirs de ce village même si j'y ai passé beaucoup moins de temps qu’à celui d'Espédaillac. Le fait que mes grands-parents maternels vivaient avec nous à Paris en explique la raison.

 

Espédaillac était un village de cultivateurs, et si Auzat l'était également en partie, il était comme celui de La Combelle, surtout un village de mineurs.

 

D’ailleurs Raymond, mon grand-père, est "descendu" pour la première fois dans la mine à l'âge de 14 ans.  

 

2) Mes lieux de vie.

 

Paris 19ème rue de l'Atlas, ma naissance et mes neuf premières années de vie rue de Crimée.

Puis la banlieue, après y avoir vécu 32 ans, successivement dans les villes de Chelles (77), Chesnay-Gagny (93), Lognes (77), Saint-Maur-des-Fossés (94), Gagny (93), je reviendrais à Paris dans le 12ième arrondissement en juillet 1993.

 

 

- PARIS

 

 

 

 

Le 19ème, mon univers jusqu'à l'âge de 9 ans et Dieu sait que les premières années comptent énormément dans la vie d’un « être humains ».

 

La "brasserie", (photo ci-dessous), un entrepôt avec son bâtiment attenant, une loge de concierge où nous habitions mes grands-parents maternels, mes parents et moi-même, enfant unique entourer de quatre adultes dans un espace restreint.

Le jour je joue dans la pièce principale faisant office de salle à manger et de bureau de gardien, la nuit je dors dans la chambre de mes grands-parents.

 

 

 

Je ne peux pas sortir dans la cour jugée trop dangereuse avec ses véhicules qui manœuvrent sans cesse et les centaines de tonneaux qui y sont stockés empilés les uns sur les autres.

 

Il n'est pas question non plus d'aller m'ébattre dans la rue de Crimée avec ses trottoirs étroits et sa circulation. De plus, à partir de 1954 la guerre d'Algérie s'exporte dans la capitale, s'y affrontent alors le FLN, le MNA et l'OAS.

 

Situé juste en face de chez nous le Passage de l'Épargne, où je me rendrais un temps à l'école, est alors un des points stratégiques du FLN pour se réunir et se fourbir en armes.

 

Afin de faire bonne mesure, je dois ajouter "la phobie du malheur" de ma grand-mère Blanche, que je considère m'avoir élevée, avec qui je passe la majeur parti de mon temps.

 

Heureusement il y eut les moments passés au parc des Buttes-Chaumont qui fut mon terrain de jeux privilégié et vu mes premiers pas comme en son temps ceux de ma mère.

 

 

 

- CHELLES

 

 

Je découvre la banlieue en la ville de Chelles, c'est un peu la campagne pour moi. En effet à l'époque avec tous ses jardins, ses arbres fruitiers, ses espaces verts et son calme, elle représente « la nature » et une certaine liberté en comparaison de la capitale.

 

C'est là que pour la première fois j'entre dans une "bande" de copains. Opération qui s’effectue non sans difficulté pour un garçon de 10 ans à peine ayant presque toujours vécu en solitaire.

 

Nous jouons sur « le talus », un espace libre et surélevé appartenant à la SNCF. Ce curieux terrain donne sur un autre talus, un vrai cette fois, où passent les trains de marchandises et de voyageurs desservant la Gare de l’Est.

 

 

Ce lieu fut particulièrement important car témoin de ma « socialisation » à travers la découverte de cette camaraderie inconnue jusqu'à lors et par le fait de mon passage non moins délicat de l'enfance à l'adolescence avec tout ce que cela suppose.

 

Je garde encore aujourd’hui de toute cette aventure de l’enfance une sorte de clivage qui fait de moi un être sociable et en même temps très indépendant et solitaire; toujours un peu à part et donc pas facile à comprendre.

  

- CHÉNAY-GAGNY

 

 Chesnay Gagny ma Cité.jpg

 

Le 9.3 , la "cité"  j'y passerais mon adolescence et une partie de ma "vie de couple", 2 de mes enfants viendront au monde durant cette période.

La construction d'une piscine fit que je passais déjà beaucoup de temps dans cette "cité" avant de m'y installer dans les années 70.

Nous étions tout une "bande" de sportifs qui s'y donnaient rdv, c'est là que je rencontre un copain de mon âge avec qui je fréquenterais ma première salle de musculation. J'ai une pensée pour son propriétaire : Jean LEGALL qui devint un ami qui aujourd'hui n'est plus "de ce monde".

 

- LOGNES

 

 Lognes 01 (février 1983).jpg

 

 

- SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS

 

 

St Maur - 1.jpg
 

 

GAGNY

 

 

 Gagny.JPG

 

 Retour dans le 9.3 - Que de bons moments passés dans le jardin de ce petit pavillon de banlieue.

 

 

- PARIS

 

Le 12ème arrondissement choisi afin de "boucler la boucle."  

La capitale, "ma" ville que je réintègre en ce mois de juillet 1993 rue Crampel.

 

Un choix dicté à l'époque d’une part pour facilité le trajet journalier domicile/travail, et d’autre part pour satisfaire mon désire de poursuivre le cheminement psychologique entrepris depuis ma dépression (1989).

 

Cette démarche étant facilité par le fait de retrouver "certaines émotions" ancrées dans les souvenirs liés à cette ville qui m’a vu naître.

 

Je ne me doute pas encore de l’ampleur du changement que cela va produire dans ma vie.

Pour moi Paris reste un village, je m'y retrouve grâce aux repères plutôt qu'au plan et noms de rues.

En fait, plus exactement, je considère chaque arrondissement comme un village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



13/07/2015
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